En parlant avec Loic hier soir, il m'est venu sous les doigts cette jolie phrase :
-Ambre dit :
un passé ça ne s'efface jamais vraiment. Mais ça se met de coté et se ressort de temps en temps, comme un vieil album photo que tu décides parfois de sortir du grenier. Voila un mois que j'ai cessé d'osciller entre marche arrière et stagnation. J'ai posé un pied en avant, puis deux. C'est bon d'avancer enfin. J'ai décidé de tout mettre dans un carton, scotché, emballé à ne ressortir que dans un temps. Je connais son contenu par c½ur, pour l'avoir farfouillé encore et encore, pendant beaucoup trop longtemps. J'ai décidé que ce carton de souvenir resterai jusqu'à présent ma plus grande faiblesse. Celle ou j'aurais tout subi de A à Z sans jamais vraiment savoir m'imposer, devenant alors, par ce fait, co-responsable d'une partie de mes souffrances. Ce carton de souvenir me laisse plus de ranc½ur que de nostalgie, pour le moment, mais il m'assure surtout une chose : Une telle histoire, de tels mois à se remettre, tout cela n'arrivera pas deux fois. Il faut du temps avant de réaliser que le bonheur n'emprunte jamais deux fois le même chemin. Je ne sais plus bien à quoi je m'accrochais de toute façon. D'abords que quelques choses se refasse, puis une amitié tout simplement. Mais au lieu de ça, on a cru bon de m'en faire baver. Et alors que cette relation amicale est arrivée, comme par magie, j'ai presque envie de dire «Arrête, j'en ai assez bavé, c'est trop facile maintenant ». C'est en se détachant enfin des choses, en prenant un tel recul qu'on se rend compte réellement de tout et qu'on arrive enfin à s'en aller. Je ne suis plus attachée à rien désormais. Il faut savoir comprendre que la force de notre volonté est indépendante de celle de nos désirs. Et aujourd'hui il n'y a même plus de désir...libre alors à la volonté. Un peu comme ci cet article était ici pour dire « Vous pouvez crier de soulagement, toute page est tournée, ça ne m'intéresse plus ».Et pour une fois, je le pense vraiment. Le cumule dominée masochiste est une mauvaise équation. J'ignore la futur association dans les relations à venir...assurément pas la même chose. A vrai dire, on ne réalise jamais l'étendue des dégâts tant que tout n'est pas fini. Et pourtant croyez moi, j'étais persuadée de réaliser.
Dominique Glocheux disait que pour réussir il faut d'abords rater. Il faudra probablement plusieurs échecs, et j'ignore si cette phrase s'applique a mes relations ou tout simplement à moi. Si vous saviez comme ce soir je me sens libérée.
J'ai commencé le ménage dans ce grenier. J'ai enlevé le carton qui prenait le plus de place, qui bouchait même certaines portes. Je trie tout doucement la suite, même si pour cela, il faut parfois en rouvrir d'autres et avoir encore les larmes aux yeux. J'ai fais une avancée considérable si vous saviez. Il ne sert à rien de regretter de ne pas avoir su s'imposer, prendre sa place, crier quand il le fallait. L'important est d'être certaine que la prochaine fois, tout ne prendra pas une telle mesure et que le courage de s'affranchir sera présent. Quelque chose peut apporter autant de bien que de mal, l'important est de savoir s'en détacher quand on stagne dans ce dernier. La prochaine fois, je saurai. Une fois. Pas deux. Me voila apaisée. Enfin. Pratiquement un an de torture mentale a espérer, toujours, et a en baver devant de telles attitudes. « Tu sais quel est ton problème Ambre ? Tu espères trop » disait Pierre. He was right. Il y a un proverbe chinois plus joliment dit que ce que je m'apprête à vous énoncer, qui dit
« Une baguette est facile à casser, dix baguettes sont dures comme fer. » J'ai mis du temps avant de comprendre la tactique.
Loic ? Merci.(L)